En Mars dernier, un appel à solidarité a été lancé pour le compte de Papa Noël Mamy, musicien de la diaspora malgache vivant à Marrakech. Confronté à une perte auditive sévère l’empêchant de poursuivre son activité artistique, il était nécessaire de lui procurer un appareil auditif, d’une valeur de 12 000 dirhams marocains (environ 1 200 €). Mais ce qui n’était au départ qu’un cri du cœur est devenu une véritable démonstration de solidarité diasporique.

Une mobilisation qui dépasse les frontières
Suite à cet appel, une chaîne de solidarité s’est rapidement mise en place, impliquant acteurs diasporiques, institutions solidaires tels que la CARITAS Maroc, et les relais communautaires.
L’intervention déterminante est venue de la Fondation Lalla Asmaa pour les sourds et malentendants, qui a permis à Papa Noël Mamy de bénéficier d’un appareil auditif adapté.


Noël Mamy, avec l’appareil auditif pris en charge par la Fondation Lalla Asmaa pour les sourds et les malentendants.
Un geste qui va bien au-delà du médical
Comme le souligne le Groupe des Épouses des Ambassadeurs Africains au Maroc (GEAAM), qui a permis la connexion entre la Fondation Lalla Asmaa pour sourds et malentendants et l’Ambassade de Madagascar pour le compte de Papa Noël, cette action s’inscrit pleinement dans une dynamique de solidarité et d’inclusion sociale, en cohérence avec les engagements du Royaume en faveur des populations vulnérables.
L’Ambassade de Madagascar au Maroc, représentation diplomatique du pays d’origine de Noël Mamy, a aussi officiellement exprimé sa profonde gratitude, saluant ce geste d’une grande générosité, qui a permis d’améliorer significativement la qualité de vie du bénéficiaire, et d’envisager une reprise de son activité de musicien. Car, en plus de l’appareil auditif, ladite Fondation a permis à Noël Mamy de bénéficier aussi d’une prise en charge complète pour ses séances de rééducation chez un orthophoniste.


Les deux institutions diasporiques ont adressé des lettres de remerciement à la Fondation Lalla Asmaa, mettant en avant l’impact concret de cette action sur l’intégration sociale et l’autonomie de ce musicien de la diaspora africaine au Maroc.
Quand la diaspora devient solution


(de g. à dr.) Bora, Fondatrice de DiasporaKtiv, avec Clara Randrianjara, Chargée d’Affaires a.i. à l’Ambassade de Madagascar au Maroc, et Nicole Mokolo Mangaya, Présidente du GEAAM.
Cette histoire rappelle une chose essentielle.
la diaspora ne se limite pas à des réseaux — elle est aussi une force d’action concrète. À travers ce dénouement, c’est toute une dynamique qui se dessine :
- des médias et relais d’informations diasporiques qui amplifient;
- des communautés qui se mobilisent ;
- et des institutions qui agissent.
Et au cœur de tout cela, une personne dont la vie bascule.

L’histoire de Papa Noël Mamy est plus qu’un happy end.
C’est la preuve que lorsque les bonnes connexions se créent, lorsque les relais jouent leur rôle, et lorsque la solidarité s’active, des solutions réelles émergent.
Et c’est ce que nous continuerons à raconter — et à activer — via DiasporaKtiv.
